Le froid est vif ce soir-là, vers neuf heures et demie du soir. A la sortie du métro, presque personne ; tout le monde a préféré rentrer chez soi et se mettre au chaud.Tout le monde ? non ! Une voix venue d’un petit espace retiré par rapport au trottoir m’interpelle :
« Madame ! et comme je ne réponds pas tout de suite, la voix reprend : « Madame ! »
Je relève la tête et vois d’abord deux silhouettes, un jeune homme et une jeune femme, avec un chien enveloppé dans des couvertures, couché par terre. Les deux inconnus me regardent en souriant : je leur rends leur sourire et puis ils demandent « une petite pièce ? »…
Pour ce soir, l’échange se terminera là. Je ne sais pas où ils vont passer la nuit, je ne peux pas les inviter à venir coucher chez moi, je ne peux rien faire et je rentre chez moi pas contente de moi, mais impossible de trouver seule une issue à leur situation. J’entends résonner longtemps leurs simples paroles dans ma tête, leur gentillesse évidente, leur courage à garder de l’humour dans la situation où ils sont. Je sais bien qu’ils réclament plus qu’une simple pièce, qu’ils ont besoin de vivre leur vie, de développer leurs talents, de retrouver un espace-temps accueillant pour survivre, d’abord, puis revivre. Je pense à Cœur de Femmes.
1 commentaire:
il faut pas croire que la vie a un sens dans le monde riel si chacun donner un coup de pouce pour l autre on aidon entre nous ce vrai que ta pas le pouvoire mai maleuresement notre monde est perdue on tout les cas ta fait ce qu il falai faire et je te remercie car au moin y avait quelqu un pour lui donner la main merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
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