« Pris à froid » par notre ami Patrice, l’imagination tardant à se réchauffer, je saisis au vol l’idée d’un camarade voulant traiter de la précarité pour vous dire que « plaie d’argent n’est pas mortelle » et qu’à toute misère , il y a toujours une solution. C’est juste un encouragement, sans autre prétention.J’avais les poches vides et je ne trouvais pas d’emploi alimentaire dans ma région d’élection.
J’ai décidé de partir à « l’aventure- préparée » avec 100ff- 15 € en poche… juste de quoi arriver sur place ; espérant trouver du travail dès l’arrivée.
Cap sur le sud… de la France
Je suis arrivé vers 15 h ; juste le temps de trouver un lit pour la nuit et si possible assurer le casse croute. Il fallait trouver immédiatement du travail- j’avais 48 h, si je voulais me fixer dans la région.
Sur le pont dès 7h30, la prise de température ne laissait pas l’enthousiasme percer : " nous sommes en période électorale les patrons sont attentistes…". Nous étions en cette année 92, comme aujourd’hui en pleine période électorale. Mon compagnon de galère que j’avais accepter de piloter commençait à déprimer. J’ai dû le tirer moralement. Ne connaissant pas la régjon, nous avions fait une halte à l’ANPE, pour tenter de récupérer quelques adresses, traînant en bas d’un panneau. Je n’avais récupéré qu’une seule adresse…. Il a fallu faire 7 kms à pieds afin d’économiser les précieux francs. A 12h30, je sortais de l’usine avec mon contrat d’embauche dans la poche. Je ne savais pas ce qui m’attendait…
En trois mois, j’avais à nouveau mon appartement, un collègue et nouvel ami ; 6 mois plus tard, je franchissais une nouvelle étape.
Je ne veux pas « vous raconter ma vie » mais vous dire que la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais qu’elle est aussi capricieuse que la Loire. Il ne faut jamais désespérer mais se battre. A force de nager et de lancer des argos ; une bouée finit toujours par vous tendre la main.
Ajax avait raison de pester : « malgré les dieux, j’en réchapperai ».
Pour terminer ce billet , je vous donnerai une recette toute personnelle : « aides toi et le ciel t’aidera », suivi de « on n’est jamais si bien servi que par soi-même ».
1 commentaire:
La vie est un combat et c'est pendant le combat que l'on juge le soldat... bravo à ton sens de l'initiative et à mon prochain coup de blues, j't'appelle !
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